Fraude des « assistés » et fraude des entreprises

Avez-vous remarqué que les responsables politiques de droite s’en prennent beaucoup plus facilement à la fraude, par les petites gens, des régimes sociaux (RSA, arrêts maladie etc.) qu’aux fraudes des entreprises ?
Sans excuser personne, il nous semble pourtant qu’en s’attaquant sérieusement à la fraude fiscale et à la fraude sur les cotisations sociales des entreprises, il y aurait, pour l’Etat et pour la Sécurité Sociale, beaucoup à gagner et de quoi diminuer considérablement les déficits.

Aussi, nous reproduisons volontiers, ci-dessous, un encart paru dans l’Echo Républicain du 11 juillet 2011 traitant de ce sujet.

« Alors que les fraudes sociales représenteraient environ 3 milliards d’euros au niveau national, la fraude en provenance des entreprises serait nettement plus massive pour atteindre une quinzaine de milliards d’euros. Mais dans ce domaine, aucune donnée fiable n’a pu être fournie. Entre les manquements aux cotisations patronales et salariales non versées, 10 à 12 % des entreprises seraient en infraction. Sans oublier celles qui omettent de déclarer leurs salariés, puisque 5 à 7 % d’entre eux ne seraient pas déclarés. Soit de loin le plus gros de la fraude.
Et puis, il y a également la fraude fiscale, qui ne concerne en rien l’allocataire lambda, mais bien les entreprises qui ne déclarent pas tout. Ce n’est donc pas vraiment du côté de ceux qui sont régulièrement qualifiés avec mépris « d’assistés » que l’on trouve le gros du bataillon des fraudeurs. »

Sans parler des énormes fraudes favorisées par l’existence des paradis fiscaux.