Hôpital et maternité de Châteaudun, les responsabilités ?

L’avis de personnalités politiques locales d’horizons bien différents :
"L’ARS est responsable" déclare Jean Hardy, ancien Maire de Châteaudun et membre du comité de défense de l’hôpital de Châteaudun.

"La directrice de l’ARS a laissé la situation empirer voire s’aggraver" ajoute Alain Venot Maire de Châteaudun, Président de la communauté de commune du Grand Châteaudun et Président du conseil de surveillance de l’hôpital.

"La rupture de confiance est totale (avec l’ARS)" enchérit Philippe Vigier, Député de la circonscription.

Nous reprenons dans leur intégralité les réponses du Directeur par intérim de l’hôpital de Châteaudun à la question posée par l’Echo Républicain : qui est responsable de la situation de l’hôpital ?

En gras les déclarations du directeur,

En italique nos questions et commentaires.

"C’est plus simple de rechercher une responsabilité".

En effet, ça peut paraître simple, mais n’est-ce pas faire oeuvre utile ? Les habitants du bassin de vie dunois, le personnel de l’hôpital et ses représentants syndicaux n’auraient-ils pas le droit de savoir pourquoi et comment nous en sommes arrivés là ? Ne faut-il pas établir un diagnostic, pour guérir le malade ?

"C’est une oeuvre collective"

Une oeuvre ou un désastre ?

"Il y a eu des défaillances structurelles à tous les niveaux"

A tous les niveaux ? Fort bien, mais il serait quand même bon de préciser lesquels : Politique nationale de santé ? ARS ? Directions successives de l’hôpital ? Elus, si oui lesquels et en quelles circonstances ?

"La non-certification impose un travail urgent sur la sécurité et la qualité des soins."

C’est la moindre des choses, qui en est chargé ?

"La prise de conscience est collective."

Tant mieux ! Il ne semble pas qu’elle l’a toujours été, pourtant la sonnette a souvent été tirée

"Il y a une vraie volonté de donner un vrai avenir à l’hôpital"

Enfin !

"Des évolutions sont nécessaires."

On s’en doute un peu, mais lesquelles ? Qui ou quel organisme doit en prendre l’initiative ?

"Une situation porteuse de risque ne peut pas perdurer."

Là dessus tout le monde doit être d’accord. Mais les questions subsistent : comment en est-on arrivé là ? Quelles sont les mesures à prendre ? Qui a les compétences pour les appliquer ? Saura-t-on faire passer l’humain avant l’économique ?

L’ARS attend un plan de retour à l’équilibre suffisant et ne prévoit aucun investissement au bloc opératoire, alors que la HAS a constaté le manque de travaux pour ce bloc opératoire depuis son ouverture il y a.... quarante ans ?

Il est peut-être temps que ces deux organismes se consultent, se mettent d’accord et fassent mentir l’adage "qui veut noyer son chien l’accuse de la rage" !

Les habitants du bassin dunois défendent leur hôpital avec les syndicats et les élus.